Christine Delattre et Françoise Van Camp vivent une grande amitié scellée par leurs actions communes au service des autres. Un tel engagement les a amenées à se poser des questions existentielles ; et c'est dans un sens accru du partage et une envie réciproque d'écrire qu'elles ont souhaité aborder, lors des ateliers d'écriture de Camille, auteure biographe, un thème universel cher à tous : le doute. Une nouvelle réflexion qui est venue, une fois de plus, consolider leur belle amitié.

 

« Pourquoi doutons-nous ? Comment le doute chemine-t-il dans nos vies ? S'éveiller au doute n'est-il pas une étape pour accéder à la vérité ou à une vérité qui nous mènerait à la quiétude ? Mais pouvons-nous trouver l'harmonie dans notre vie quand nous sommes rongés par le doute, le questionnement à propos de nos attitudes, de nos choix, de nos priorités ? » 

 

Préambule (extrait)

" Pour Françoise, le doute est « une seconde nature » ; pour Christine, il est devenu « une manie ». Deux femmes : deux parcours très distincts. Elles décident ensemble d'entreprendre une longue conversation autour du doute pour en extraire une substantifique moelle laquelle sera exposée au cours d'un essai scellé dans un livre telle la beauté spirituelle de leur amitié. Quand elles se rencontrent, Christine s'occupe de ses parents dont la demeure jouxte la pharmacie de Françoise. Françoise a bien remarqué au loin cette femme qui fume... la pipe. Elle a une personnalité, un style. De son côté, Christine est reconnaissante du dévouement dont fait preuve le personnel de la pharmacie envers ses parents en difficultés. Progressivement les deux femmes se parlent et apprennent à se connaître. Une amitié naît. Une grande amitié. Rare et précieuse, elle s'intensifie, se bonifie avec le temps. A tel point que les deux amies vont jusqu'à partager des convictions communes et à s'engager ensemble dans des œuvres humanitaires.

Leurs liens se rapprochent autour d'une association : VMEH (Visiteurs de Malades en Etablissements Hospitaliers). Bénévoles, elles se retrouvent pour être présentes deux heures par semaine auprès des malades en état végétatif chronique et des retraités en EHPAD au centre hospitalier de La Bassée. Prodiguer une attention à l'autre, à celui qui est en souffrance, à ceux qui sont en fin de vie, autant de bienfaits autour desquels Christine et Françoise se rejoignent. C'est une amitié du « faire » qui se mobilise afin de se mettre au service d'un intérêt commun. Au-delà de leurs activités et de tous ces gestes qui attestent d'un lien pur et durable, Christine et Françoise apprécient de prendre un temps pour discuter, partager leurs expériences, échanger leurs points de vue, leurs événements heureux ou malheureux.

Au cours de leurs conversations, elles n'hésitent pas à parler du doute qui les ronge parfois, les fait progresser d'autres fois ; leur amitié sincère permet ce genre de discussions où l'on peut être pleinement soi pour aborder les grandes questions existentielles de la vie qui nous taraudent. Au cours de leurs conversations, elles ont observé qu'un élément déterminant revenait dans leurs prises de décisions : le doute. Il est partout, présent à chaque moment de l'existence, signe d'une réflexion nécessaire avant la décision et l'acte. En pleine confiance, les deux amies partagent leurs avis.

(...)

A travers des expériences vécues au fil des années, expériences positives ou négatives, heureuses ou malheureuses, la question du doute se pose de plus en plus...